MANCHESTER

MANCHESTER

Les trains de nuit qui s’en vont

Tout au bout de la nuit

Qui dépassent le temps

Qui nous semble pesant

Qui nous semble inquiétant

Sont comme les amants

Dans les villes de pierre

Qui doivent se quitter

Pour chercher la lumière

Pour chercher la lumière

Comme des prêtres profanes

Sur des lits d’aube fade

Des gladiateurs du temps

Sur des autels tout blancs

Les amants d’Angleterre

Fumaient des herbes rares

N’ayant rien d’autre à faire

Que d’inscrire leur histoire

Que de voler la lumière

Au ciel de Manchester

 

A Manchester

Mes cigares

Etaient longs comme les jours de hasard

Avaient un goût anglais de départ

Dont j’enfumais le brouillard

A Manchester

Les brouillards

Plus épais que la bière presque noire

Sur les banquettes lointaines des bars

Je m’en remis au hasard

Et c’est Lady Hamilton

Dans un parc de l’automne

C’est Yseut la blanche

Attentive et livide

Sur l’océan blafard

Guettant la voile blanche

Hallucinant vertige

La dérive des lames

Infinies et captives

Quand paraît la voile noire

A Manchester…

 

 

 

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